Mardi 22 juillet 2008
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Avec l'envolée des prix du pétrole, de nombreuses personnes se mettent au vélo. Reste à savoir si les rues de Charleville permettent de remplacer sa voiture par la
petite reine.
A Charleville, mieux vaut être motivé pour chevaucher son fidèle destrier. Peu de pistes cyclables, et encore moins de points où attacher son vélo.
Un comble dans une ville où ont lieu le grand rendez-vous cyclotouriste et le Critérium cycliste international. Et un état des lieux regrettable surtout, quand on sait que la vente des vélos de
ville a progressé de 35 % en France l'an dernier.
Certes, la voie verte offre des kilomètres de pistes cyclables. Mais dans les grands axes du centre-ville, il est difficile, voire dangereux, de s'aventurer sur son deux-roues. Dans l'avenue
d'Arches, l'avenue Charles-De- Gaulle, ou encore le cours Briand, la proximité et la vitesse des voitures n'ont rien de rassurant.
Au magasin Cyclo passion de l'avenue Charles-De-Gaulle, Mélanie conseille aux gens qui louent des vélos « d'aller se balader sur les bords de Meuse ». Encore faut-il savoir comment rejoindre la
fameuse piste. « Les gens se plaignent de ne pas avoir de plan des pistes cyclables », explique la vendeuse. En effet, le dernier date de 2003. Et pour se le procurer au service communication de
la ville, il faudra repasser. Serge Grafteaux arrive justement au magasin, avec son vélo… à la main. Il prend sagement les passages cloutés. Question de sécurité. « Les conducteurs doivent
laisser un mètre entre nous et la voiture quand ils doublent, mais bien souvent, ils ne le font pas », déclare cet habitant de Prix-lès-Mézières.
Adhérent de la section cyclotourisme de l'ASPTT, il adopte la petite reine comme moyen de locomotion dès que le temps le permet. Tout en contestant le réseau en place : « Les pistes cyclables
sont à même la route ». Pas bien sécurisant, en effet. « D'autant plus qu'elles ne sont pas nettoyées. Je préfère encore rouler sur la route que parmi les cailloux et les bouts de verre où ma
roue risque de crever ! », poursuit le cycliste.
Projets en cours
Philippe Lenice, maire-adjoint chargé de l'aménagement et du développement des quartiers, mais surtout élu des Verts, concède que l'état du réseau cyclable n'est pas irréprochable.
Mais selon lui, le problème est ailleurs : « En ville, l'emprise de la voiture est trop importante ». Il faudrait donc commencer par ralentir les voitures, « en instaurant des zones 30
».L'adjoint relativise : « Il n'existe pas rien à Charleville. A Troyes, par exemple, c'est pire ». Pour preuve, il cite les pistes de Manchester, la Ronde Couture et les nouveaux aménagements de
la Couronne Champagne.
Quelques changements devraient voir le jour, avec la récente adoption du Plan local d'urbanisme, qui promet « une politique des deux-roues qui, selon les sites, restitue aux vélos une place dans
l'espace partagé de la voirie, outre le déplacement d'un réseau autonome ».
Les nouvelles constructions devront ainsi permettre de garer les vélos. Tout comme le pôle intermodal qui verra le jour aux abords de la gare : il se sera doté d'infrastructures cyclistes. « A
mon avis, ce qu'il manque, c'est une association de cyclistes qui porterait des projets », note Philippe Lenice. Avis aux amateurs, donc. Sinon, il faudra attendre encore un peu avant de voir des
« vélibs » carolos…
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Mardi 8 juillet 2008
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Mardi 8 juillet 2008
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Bonjour,
Ces deux dernières années ont été marquées par un emballement des indicateurs écologiques : hausse record du prix du pétrole, crise du marché des matières premières et émeutes de la
faim, changement climatique et multiplication de son impact (sécheresses, inondations, déplacements de populations)... Autant de preuves alarmantes qui attestent l’apparition conjointe de trois
crises : écologique, sociale et économique.
Il est urgent d’agir ! Vous l’avez compris, vous qui avez signé le Pacte écologique.
Avec votre soutien, nous pouvons faire avancer les choses. Mais le temps presse… car nous avons sa doute sous-évalué la rapidité et l’ampleur de la crise qui touche notre planète. Par
exemple, aujourd’hui, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmentent 33% plus rapidement que pendant les années 2000.
Vous le savez, le gouvernement français a proposé un projet de loi visant à donner un cadre légal aux mesures prises lors du Grenelle de l’Environnement. Les experts de la Fondation Nicolas Hulot
ont réalisé un important travail d’analyse de ce projet de loi. La loi de programmation Grenelle présente une somme d’objectifs et d'engagements significatifs pour répondre à l’impératif
écologique. Sur le quantitatif, cette loi reflète le consensus qui s’est dégagé parmi les acteurs du Grenelle en octobre dernier. Cependant, certaines mesures parmi les plus « structurantes » ont
été affaiblies ou ont disparu de la loi.
La Fondation Nicolas Hulot doit ainsi, plus que jamais, continuer sa mission de veille et de lobbying. Il est maintenant vital d’informer tous les citoyens sur les enjeux écologiques et de
porter auprès des décideurs politiques, que ce soit au niveau national, européen et international, les grandes propositions d’action présentées par le Pacte écologique.
Ce travail demande, vous vous en doutez, des appuis importants pour donner les moyens aux experts de travailler, de légitimer leurs propositions et de faire pression sur les décideurs
politiques. Cela n’a été et ne sera possible que grâce au soutien de donateurs particuliers comme vous.
Il est indispensable pour la Fondation que je préside de continuer à peser fortement et cela ne sera possible qu’avec vos dons qui nous permettent de financer notre action et qui représentent
aussi un signe fort de votre engagement.
Notre terre ne peut plus attendre, nous devons imaginer de nouveaux modes de consommation, une nouvelle forme de démocratie… Au nom de notre planète et de la solidarité avec les
générations futures, un grand merci pour votre présence à nos côtés.

Source : Fondation Nicolas Hulot