Jeudi 17 juillet 2008
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Un joli poème avec des mots en patois, c'est l'oeuvre
de ma petite graine d'espérance...
"Ecrire un poème sur
Charleville-Mézières ?!"
Arrrgh, j’en avale ma plume, tu parles d’une galère !
Je n’ connais ni ce Charles, ni sa très noble ville,
J’errerais en ces rues comme une sans domicile
Fixe ; et de Mézières, mazette !
Je ne connais, morbleu et saperlipopette,
Que celle toute proche du lieu où je vécus
« Maizières-les-Metz », sans l’ombre d’un accent aigu !…
Je pourrais évoquer, certes, la maison de Verlaine,
Mais de son pote Arthur, je n’sais que les poèmes,
Se sont-ils vus à Metz, en Meuse ou en enfer,
Pour vivre leurs saisons, eh, je l’ignore, peuchère !
De grâce, Carolos, ne me fusillez pas comme ça
Vos regards criblent de trous rouges mon côté droit !
« Oui, mais quand même, Ptitsa, dis donc, tu exagères !
Sur le blog de Laurent, tu trouverais ample matière
Pour rendre un digne honneur à cette cité mythique.
-Hélas, chers blogopotes ! Je souffre d’un grave tic :
La plupart des concours me donnent des boutons,
Réaction allergique à l’esprit de compétition.
Ma plume se paralyse dès qu’elle passe en jugement
Elle se fait muette comme carpe, est prise de tremblements
Et ne fait plus de moi qu’une poète Parkinson
Aux rimes piètrement plates, qui aucunement ne sonnent. »
Aussi, pardonne-moi, mon cher ami Laurent,
Si j’ai si brillamment foiré ton compliment
Et si, en guise d’hommage à ta ville si belle
J’eus mieux fait, pens’ras-tu, de taper ma gonnelle…
Je t’autorise à m’dire en face que « j’te bassine »,
Expression que comprend parfait’ment une Messine
Et si, pour mes scrupules, tu me trouves trop doudouille,
Sauve-moi d’une rime grossière en me disant juste… « Blouille » !