Edito

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Le 08/08/08

Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /2008 17:03

La soirée de jeudi 7 aout 2008 a fait briller de mille feux le colosse des Ardennes. Woinic a illuminé de façon magistrale et pour toujours le passage dans le 08-08-08.

Incroyable soirée. Nuit magique. L’odyssée de Woinic s’est achevée jeudi soir sur les lieux de sa nouvelle demeure : la future aire d’autoroute des Ardennes à Faissault – Saulces-Monclin, en bordure de l’A34. Après 3 jours de périple sur les routes, rythmés par la ferveur de dizaines de milliers d’Ardennais venus saluer « leur » colosse, l’animal géant s’est fixé, majestueux, aux portes du territoire ardennais.
Tous ceux qui étaient là garderont de cette arrivée le souvenir fabuleux d’une foule en liesse, fascinée, massée au pied de cette œuvre de métal devenue, en l’espace d’une semaine, l’idole de tout un département, des plus petits aux plus grands. Ils se rappelleront aussi d’avoir marché des mètres et des mètres –parfois le long du maïs détrempé !- pour accéder au site, la file de voitures stationnées le long de la route n’en finissant pas… Heureux ceux qui avaient un laissez-passer sur leur pare-brise !
A 22 heures, le public ne tenait plus, impatient de voir enfin Woinic surgir de la nuit. Le ciel, déchaîné en tout début de soirée, s’était calmé pour le moment crucial. Il n’avait fait aucun cadeau à l’organisation, contrainte d’acheminer des camions de gravier sur le site et de mettre en place des navettes pour pallier au déluge et permettre d’accueillir le monde dans de bonnes conditions.

Bruno Guillen, le « chauffeur du public » du stade de Sedan, le speaker délirant du convoi Woinic (ses « Pour toi, princesse, le tee-shirt collector du 08-08-08 ! » sont désormais cultes), a fini sur les genoux mais en ayant offert un nouveau show au micro, et sur scène !
Après les discours des personnalités, notamment du Président Huré, heureux pour les Ardennes et pour les Ardennais, le rond-point de la sortie d’autoroute, déjà sous les flashs des photographes et les lumières des caméras, s’est soudain animé. Confréries et chevaux ardennais se sont lancés dans un joli manège, faisant des tours et des tours du rond-point, noir de monde. Et tandis que les coureurs porteurs de la flamme olympique des Ardennes allumaient la vasque, une lumière verte, magique, annonçait au loin l’arrivée de l’œuvre titanesque. D’abord deux oreilles, puis la tête… dans une lumière rouge et verte de puissants feux de bengale. Quand Woinic est entré dans le rond-point, tonnerre d’applaudissements, de bravos, de mains levées pour acclamer la bête ! « C’est quand même un truc extraordinaire, merci Monsieur Sléziak ! Grâce à vous, on a notre emblème, notre symbole, merci ! », s’enthousiasmaient quelques dames, au premier rang de la foule.

Woinic entendit alors résonner sa chanson, interprétée par une Dana Kern mi guerrière, mi princesse de légende. Un hymne qu’on réentendra sûrement longtemps. La belle laissa alors la scène à l’endiablé Bouldou et son groupe, qui jouaient les Rolling Stones. La bonne idée ! Le public a eu vite fait de se mettre à fredonner des titres plus connus les uns que les autres, voire de se déhancher, pour les moins timides…
Mais l’apothéose, c’était le feu d’artifice, « aussi géant et magnifique que Woinic », de l’avis unanime. Les spectateurs sont restés ébahis de tant de bouquets de couleurs. Les Ardennes sont ainsi entrées de façon royale dans le 8 août 2008, déjà nostalgiques de ce convoi très, très exceptionnel, mais ravies d’être enfin à cette date unique, le jour du siècle. A partir de maintenant, c’est la fête partout, jusqu’à dimanche tard dans la nuit…

Source : cg08

Publié dans : Le 08/08/08 - Communauté : Les blogs citoyens
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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /2008 11:45

L'odyssée de Woinic à travers le département donne tout son sens à l'expression grande fête populaire : chaque étape franchie par le colosse est synonyme de kermesse : ils étaient encore des dizaines de milliers ce mercredi 6 août à applaudir le convoi qui a effectué sans encombre le trajet Renwez-Signy-l'Abbaye.

Et de deux : après un départ  émouvant de son antre de Bogny-sur-Meuse et une première halte à Renwez, Woinic a franchi une nouvelle étape de son grand voyage : en ralliant Signy-l'Abbaye ce mercredi 6 août, le colosse des Ardennes s'est rapproché de l'aire de repos de Faissault-Saulces-Monclin, où il doit arriver ce jeudi soir.
Mercredi soir, le géant a fait connaître à Renwez les joies des bouchons : le village a souvent eu des allures de tunnel de Fourvières un jour de rush estival. Il furent des dizaines de milliers à envahir les rues pour tenter d'approcher le colosse. Et jusque très tard le soir. 
Des émotions qui n 'ont pas perturbé Woinic. La nuit fut sans doute bonne, puisqu'au petit matin la bête n'a pas bronché. Pas le moindre grognement. Pourtant pendant les quelques heures de repos passées à Renwez pas question d'aller gambader dans les maïs, pourtant proches, ou de se laisser aller à la moindre pose lascive. Engoncé dans son carcan de poutrelles métalliques, l'animal est resté droit dans ses bottes d'acier, à califourchon sur sa remorque. On fait plus confortable pour passer la nuit. Mais le géant à l'habitude, ça fait des années qu'il se repose à la façon des chevaux, debout.
 Alors pour le petit étirement du matin, les spectateurs  venus voir leur nouvelle star dès potron-minet en ont été pour leurs frais. Par contre pour la photo-souvenir, aucun risque de flou, de celui qu'on peut habilement qualifier ensuite d'artistique, devant des amis un peu trop moqueurs. Et une fois encore ils étaient nombreux à vouloir prendre la photo de " leur " Woinic. Le succès populaire se lève tôt.

Le temps d'avaler un petit noir et la caravane des accompagnateurs a repris la route, précédant la curiosité made in Bogny. Dans les voitures, après une première journée un peu hésitante à jouer de la boîte de vitesses, en essayant tant bien que mal d'éviter de caler, les conducteurs  paraissaient moins empruntés. Mais les embrayages  s'apprêtaient encore à souffrir.
Finalement, les plus à l'aise, ce sont le marcheurs. Porteurs de la flamme du 08/08/08, ils n'ont pas à forcer leur talent pour respecter la vitesse de croisière du convoi. Il leur faut même souvent tempérer leur ardeur naturelle. Ces habitués de la rando et des compétitions auraient vite tendance à reprendre un rythme peu compatible avec la tranquille placidité de notre Woinic. Jouant les divas, il prend son temps, pas peu fier de se laisser admirer par la foule.

Fidèle au poste, ou plutôt à son volant, Patrick Ceffa, le chauffeur du bahut est incontestablement celui qui maîtrise mieux la technique de rouler au pas.
Il est rodé à ce genre de mission périlleuse. Son dernier " exploit "  fut le transport d'un engin concasseur de 27 mètres de long et pesant 100 tonnes. Alors à côté, Woinic c'est quasiment un bibelot...
Par contre il n'est pas habitué à voir autant de spectateurs sur le bord de la route : les pelleteuses soulèvent moins d'enthousiasme. Ni d'être sous le feux des caméras, des micros et des appareils photos d'une presse avide d'anecdotes et de petits secrets professionnels. Médiatisé, attirant la foule des curieux, ce convoi n'est tout de même pas tout à fait comme les autres. Il restera dans toutes les mémoires et peut être un peu plus encore dans celle de Patrick. C'est un peu le " bâton de maréchal " de sa carrière, même si elle est loin d'être terminée. Mais il en faut d'autres pour troubler ce pro des convois exceptionnels. Concentré sur son boulot, il connaît sa feuille de route par cœur, pour mieux anticiper la moindre difficulté, le moindre piège du profil de la chaussée. Les virages vicieux, les descentes et les montées, il en avait déjà affronté quelques uns et pas des plus simples à négocier, lors de la première étape. Ce deuxième jour, ce fut bis repetita.

Si certains n'étaient que des mises en bouche, d'autres tenaient du roboratif plat de résistance. Patience et dextérité étaient indispensables à la réussite des manœuvres.
Benoît Huré, le Président du Conseil général a pu le constater concrètement et en direct : après avoir tenu le volant  pour une photo souvenir lors de l'arrêt technique au carrefour du Piquet, à la sortie de Laval-Morency, il s'est à nouveau installé aux commandes du camion. Et cette fois, sous l'œil du chauffeur " officiel ", il a démarré et réellement conduit le convoi sur quelques centaines de mètres, applaudi par la foule.(notre photo)
Manifestement impressionné, lors de sa descente de la cabine, Benoît Huré a humblement avoué " être bien content d'avoir rendu le volant à Patrick Ceffa "
Mais il a également confié avoir été " admiratif devant la technologie d'assistance à la conduite embarquée à bord et surtout le professionnalisme du chauffeur ".
L'expérience a sans doute aussi permis au Président Huré de découvrir les réalités d'un train de sénateur...

Comme la veille, techniciens de l'EDF et de France Télécom furent également à l'œuvre toute la journée : il leur fallut soulever ou enlever nombre de câbles traversant la chaussée, pour permettre le passage du convoi, avant de les rebrancher le plus rapidement possible afin de limiter la gêne aux usagers.
Autant d'opérations, qui à l'instar des franchissements de virages, ont attiré la grande foule. Il est vrai que la pluie avait choisi de s'abstenir de contrarier le voyage de Woinic. De toute manière, ce n'est pas une petite averse qui aurait pu doucher l'enthousiasme des Ardennais. Et mercredi le dieu Râ avait choisi d'être de la partie. Sur les bords de routes, comme dans les traversées de villages, ils étaient venus en masse pour se forger un souvenir inoubliable et pouvoir dire plus tard " j'ai vu passer Woinic, j'y étais ". Même s'il leur fut souvent nécessaire de s'armer de patience, leur attente ne fut jamais déçue. En témoigne les multiples réflexions et commentaires sur les dimensions de la bête et le professionnalisme des convoyeurs. 
Partout, le convoi fut accueilli dans la joie et la bonne humeur : cors de chasse, galettes au sucre et café  à Harcy, fanfare et bambins agitant des drapeaux à la gloire du héros du jour à Rimogne, fresque géante à Laval-Morency, musique et enfants déguisés aux couleurs du 08/08/08 à Aubigny-les-Pothées, Rouvroy-sur-Audry ou Lépron-les-Vallées  Une véritable ambiance de vacances, de celle qu'on rencontre sur les routes du Tour de France.

Nombre d'élus et responsables d'associations n'avaient pas ménagé leurs efforts pour faire de la traversée de leur commune une véritable fête.
L'arrivée à Signy-l'Abbaye en apporta une nouvelle preuve éclatante : musique, festivités en tous genres pour petits et grands, débutées avant même l'arrivée de la bête, ont ponctué la fin d'après-midi et une bonne partie de la soirée. Un barbecue géant a réuni plusieurs centaines de personnes dans une joyeuse ambiance. Sans pour autant troubler la sérénité de Woinic qui est resté de marbre, pardon d'acier. Imperturbable, sans détourner le regard, toujours aussi majestueux, il a laissé la nuit l'envelopper. Il savait qu'une troisième étape l'attendait le lendemain. La dernière, celle qui devait le conduire sur son lieu de résidence et où il allait enfin pouvoir s'offrir fièrement au regard de tous, après plus de deux décennies passées dans son fief de la Vallée, auprès de son " père-créateur ".  
Comme l'a d'ailleurs résumé, celui-ci, dès la première étape à Renwez, avec un brin d'émotion, " Woinic appartient désormais à tous les Ardennais ".

- Dernier rendez-vous ce jeudi 7 août sur les routes entre Signy-l'Abbaye et l'aire de Faissault-Saulces-Monclin, en bordure de l'A 34 pour la troisième et dernière étape. Pour découvrir le trajet complet, lire notre article " l'itinéraire heure par heure " . 

Publié dans : Le 08/08/08 - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /2008 13:30

Près de 30.000 personnes sont venues saluer Woinic entre Bogny-sur-Meuse et Renwez, première étape du périple du colosse des Ardennes où l'attendait encore une dizaine de milliers de curieux. Le scénario de mouvance populaire s'annonce identique jusqu'à sa nouvelle aire de Faissault - Saulces-Monclin, en bordure de l'A34.



8h13 à la pendule de la gare. Il y a du monde partout à Bogny pour le départ de Woinic. Sur la place, " Coco " a ouvert son bar de bonne heure. Le p'tit café est le bienvenu, la nuit a été courte après la méga fête qui a entouré la sortie du géant sanglier de son hangar natal. Ça y est, la bête a pris l'air !
Dans un p'tit quart d'heure, le convoi du siècle va pouvoir s'ébranler et prendre la route de Nouzonville, Sécheval puis Renwez, la première ville étape de ce voyage qui mènera Woinic jusqu'à l'aire d'autoroute de Faissault - Saulces-Monclin. Arrivée prévue là-bas jeudi soir 7 août 2008, pour le lancement des festivités autour du 8-8-8. Le Conseil général des Ardennes touche au but qu'il s'était fixé : à partir de cette combinaison de chiffres magiques, faire vibrer tout un département et créer la liesse, sur les places, dans les rues... Woinic est devenu le fil rouge de tout un département qui s'identifie à son emblème mythique.
8h20. Cette fois, c'est le signal. Bruit de moteur. Le chauffeur de l'entreprise Urano, tout sourire (célèbre depuis ce 5 août vu la quantité de flashs qui l'ont " mitraillé " !) vient de démarrer le camion Mercedes qui tracte l'emblématique animal. " Allez ma belle ! Regarde comme elle est belle ", glisse une dame à l'oreille de son mari. " Bah oui, c'est une fille, je te signale ! " Elle ne sait pas que Woinic est devenu un vrai sanglier.

Eric Sleziak, lui, le sculpteur de cette œuvre titanesque, affiche une mine réjouie. Tout le monde vient l'embrasser, lui taper sur l'épaule et lui serrer le main, en souhaitant bon vent à Woinic. Il a troqué sa cemise à carreaux pour une autre en jeans qui font jaillir ses yeux et sa boucle rebelle. Même un habitant a sorti un modèle réduit de sanglier devant sa porte ! Comme si les nains de jardin avaient délégué leur mascotte au pays des métallurgistes. Chez " Coco ", il y a du monde plein les fenêtres pour voir le convoi négocier le tout premier virage. Dans les poussettes, les gamins battent des pieds, c'est la fête !
Le car-podium de Bruno Guillen et Antoine Allogia, les deux figures de Virgin Radio, les deux maîtres de la fête du 08 08 08, le car-podium décoré comme pour une parade, fait un barouf d'enfer. On le voit de loin avec ses gros ballons aux couleurs du 8 août. On l'entend de très loin aussi ! " Pour vous, beauté, un tee-shirt !, se met presque à genoux  Bruno, monté comme un ressort ce mardi, toujours à sortir une blague au micro pour amuser la foule. On le croirait dopé au Redbull! "Et pour le chien, est-ce qu'on a le nonos du 8-8-8 ? Antoine, envoie les watts mon chouchou, il y a 20.000 personnes qui nous attendent en bas ! On nous avait dit qu'il n'y en aurait que 5, mais ça va on gère ! "
Déjà le pont de Bogny avant celui de Nouzonville. Noir de monde. Après tout le personnel de l'intermarché de Bogny, les bouchers du Champion à l'entrée de Nouzonville, même les ambulanciers des Ambulances des 2 Vallées, rebelote : des gens sont venus exprès juste pour voir Woinic. Les majorettes sont prêtes, les équipes d'EDF et de France Télécom, occupées à démonter les lignes électriques et de téléphone tout au long du parcours sont " OK " elles aussi, le camion va pouvoir redémarrer et passer ce fameux virage. Du velours. Du premier coup. Dans les prévisions les plus pessimistes, on avait prévu une trentaine de minutes. Et roulez jeunesse!

Pour un peu, on se croirait sur la route du Tour de France : tous ces Ardennais massés sur le bord des routes, avec les chaises pliantes et le pique-nique ! En plus, là aussi il y a des coureurs de Courir en Ardennes à encourager ! Les porteurs de la flamme du 8 août, clin d'œil aux JO qui démarrent dans 3 jours. Les Ardennes font leurs Jeux Olympiques version nature. Attention, ça grimpe. Nous voilà dans la forêt de Meillier-Fontaine, à l'ombre. Ça n'empêche pas les fans de réclamer leur casquette souvenir ou le collector de la journée le tee-shirt frappé de l'emblématique animal que l'on ne trouve plus que sur les épaules des amis d'Eric Sleziak!
Tiens, manquerait plus qu'une horde de vrais sangliers se décident à pointer le bout de leurs groins, pour venir saluer leur copain Woinic... Mais non, concurrence trop rude ! Le colosse des Ardennes est trop beau. Il est arrivé triomphalement à Renwez sur les coups de 18h10 devant 10 000 Ardennais fous de joie d'avoir pu toucher la bête. Parfois même de trop près. Il a vite fallu barrièrer autour de Woinic. Le laiser souffler après ces 22 premiers kilomètres. Depuis sa sortie du hangar à Bogny le lundi 4 août, près de 60 000 personnes ont déjà admirer le sanglier le plus grand du monde. D'ailleurs, si vous voulez venir le voir mercredi 6 août 2008, le convoi démarrera de Renwez à 8h30, direction Signy l'Abbaye en passant par Harcy, Rimogne, Le Piquet, Laval-Morency et Rovroy-sur-Audry. L'aventure se poursuit pour Woinic. Soyez là ! Tous les horaires sont sur notre site dans l'article " l'itinéraire heure par heure ". Et applaudissez très fort le géant. Il le mérite. Et tous ceux qui l'accompagnent dans son épopée aussi!

Publié dans : Le 08/08/08 - Communauté : Les blogs citoyens
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