Jeudi 9 octobre 2008
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Avec l'ouverture de la nouvelle médiathèque, place Jacques Félix, une autre ouverture fait aussi son entrée, c'est celui de son site internet. Sur ce site vous y
trouverez des informations pratiques comme les horaires d'ouverture, les tarifs ainsi que les livres et autres documents (CD, DVD...) disponibles.
Bon surf sur la toile.
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Jeudi 11 septembre 2008
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Le centre Oméga de Rumigny et la Maison de l’ardoise à Rimogne seraient-ils en sursis ? Pour l’instant, rien n’est officiel mais le conseil général envisage
de fermer ces deux établissements, car ils sont trop chers pour une fréquentation jugée trop faible.
Le Centre scientifique arts et nature Oméga à Rumigny ainsi que la Maison de l’ardoise à Rimogne risquent bien de ne plus rouvrir leurs portes après la trêve
hivernale. En effet, le conseil général qui les gère en régie directe pourrait bien délaisser ces deux lieux du tourisme ardennais sur le Plateau. Pour l’instant, rien d’officiel, mais une
réflexion est menée au niveau de l’assemblée départementale.
« Au mois de juin, on a été contacté par le service des musées comme quoi il était probable que le centre soit fermé après décembre 2008 », explique Alain Satabin, président de l’association
Oméga qui possède près d’une centaine d’expériences interactives à la ferme des Broises Basses à Rumigny.
Le bâtiment, rénové par le Département, appartient au conseil général et serait donc mis en vente. « Pour nous, on continuera nos activités dans d’autres locaux », fait néanmoins savoir Alain
Satabin. En effet, le conseil général pourrait trouver des locaux à l’association sur place à Charleville. « Ce qui est dommageable, c’est qu’on ne pourra plus faire autant de visite aux
scolaires, tout reposera sur les bénévoles. » Actuellement, le centre Oméga fonctionne avec deux salariés à temps plein, deux demi-postes à l’accueil, un poste de gardien et un de femme de
ménage.
En fait, Oméga est en régie directe depuis janvier 2007 seulement. Pour l’association, le conseil général ne s’est peut-être pas donné assez de temps pour que le centre connaisse le succès. «
Actuellement il y a environ 7.000 visiteurs par an au centre Oméga », note Alain Satabin. Un chiffre qui ne paraît pas justifier les quelque 200.000 euros de frais de fonctionnement.
Il en est de même de la Maison de l’ardoise à Rimogne. Avec ses quelque 3.000 entrées à l’année, ce n’est pas suffisant pour les 100.000 euros de frais de fonctionnement. Le propriétaire de la
Maison de l’ardoise (les bâtiments appartiennent aux Ardoisières de Rimogne), Christian Schneider, a été informé il y a peu par le conseil général. « Rien n’est arrêté sur le devenir des
bâtiments, tout se décidera en fin d’année, mais la vocation touristique sera difficile à maintenir », dit-il.
De son côté, la mairesse de Rimogne, Noëlle Devie, se dit intéressée pour mettre en valeur ce patrimoine à condition que le coût soit minime pour la commune : « C’est vrai qu’on voudrait le faire
vivre mais différemment. »
Mais pour l’heure, du côté du conseil général, il apparaît prématuré de parler de fermeture même si celle-ci est sur toutes les lèvres. « Aucune décision n’a été prise pour l’instant », se défend
Stéphane André, chef de service des musées au conseil général. « La réflexion est en cours sur l’ensemble des sites du département. Cela rejoint la position concernant le Golf des Poursaudes, les
campings de Bairon et des Vieilles-Forges. Il n’y a aucune date pour l’instant, rien n’est fixé, il faut de toute façon attendre un vote de l’assemblée départementale. »
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Mercredi 11 juin 2008
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C'est dans le quartier de Mohon (rue Anatole-France) que sera érigée la future mosquée de Charleville. Coût du projet : 2 millions d'euros. Le financement sera
exclusivement privé.
LES premières esquisses sont l'œuvre d'un architecte parisien. Le style est délibérément oriental, et deux parties distinctes sont visibles : une mosquée et un centre culturel. L'ensemble est
assez spectaculaire.
« Les locaux de la rue de la Fonderie (à Mézières) sont devenus bien trop exigus. Cela posait des problèmes de stationnement et de circulation. Et pour certaines cérémonies, nous étions
obligés de louer le parc des expositions… » explique Lahcen Zouitane, président de l'association de la Mosquée de Charleville.
D'où l'idée, en 2006, de lancer le projet d'un nouveau lieu de culte musulman, doublé d'un centre culturel (avec salles de réunions, bibliothèque) ouvert lui aux non-musulmans.
L'association a vu grand. « On accueille parfois de 500 à 1.000 fidèles » précise Lahcen Zouitane. Fallait-il ensuite trouver un terrain suffisamment vaste pour qu'à côté des bâtiments,
un parking puisse être aménagé. Le choix a fini par se porter sur une ancienne friche de la rue Anatole-France, dans le quartier de Mohon (de l'autre côté des voies SNCF, en direction de
Villers). « L'ensemble fait 4.600 m2. A terme, il y aura 2.000 m2 de bâti. L'idée est d'avoir suffisamment d'espace pour ne provoquer aucune gêne pour le voisinage. »
Des réunions de travail avec la ville et l'architecte des Bâtiments de France ont déjà eu lieu. C'est pourquoi les premières ébauches seront sans doute amendées.
Mais l'essentiel est que le style demeure, et qu'un minaret symbolise la vocation du lieu. « Si tout va bien, la démolition des anciens bâtiments ayant déjà été réalisée, les premiers coups
de pioche pourraient avoir lieu avant la fin de l'année. Après, il faudra compter 2 à 3 ans de travaux. En fonction aussi de la trésorerie » note prudemment le président.
« Contrairement à ce qui a pu se faire ailleurs, non seulement aucun centime d'argent public, mais aucune demande non plus de notre part pour une aide extérieure (c'est-à-dire en provenance
d'un pays étranger)… Nous comptons sur la seule générosité de la communauté des Ardennes. »
Pour autant, un appel circule aussi sur Internet.
Des emplois créés
Conscient du contexte (et d'éventuelles réactions négatives), le dirigeant de l'association joue la carte de la transparence.
« Nous souhaitons une intégration harmonieuse et dans le paysage, et dans la société : nous suivons à la lettre les procédures. »
Cerise sur le gâteau, à terme, des emplois pourraient être créés. De gardiennage et d'animation, puisque le centre culturel aura vocation « à se tourner vers des jeunes trop souvent en
déshérence ».
Premier adjoint, Philippe Pailla confirme que des réunions techniques ont eu lieu avec les services de la ville concernés (urbanisme). Il confirme aussi que pas le moindre centime d'euro ne sera
accordé. Sur le fond, il estime « légitime que les musulmans puissent exercer leur culte dans des conditions décentes.
Quant à l'aspect technique (architecture, sécurité, stationnement), le dossier est instruit comme n'importe quel autre. »
Reste à faire en sorte que l'implantation de cette mosquée ne provoque pas de crispation chez les riverains et dans la population en général.
« Un
premier travail en amont a été fait auprès du conseil d'habitants. Il faudra continuer et expliquer.
Je ne voudrais pas non plus qu'il s'agisse d'une ville dans la ville, bref d'un pas vers une forme de communautarisme.
La présence d'un centre culturel, voire de commerces ouverts à tous, va, il me semble, dans le bon sens… »
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