Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara était en visite à Charleville-Mézières ce jeudi 24 juillet. Au cours de ce déplacement
elle a notamment apposé sa signature au bas de la convention signée entre l’association « Droit de cité » et des acteurs économiques.
Le déplacement à Charleville-Mézières, ce jeudi 24 juillet, de Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville a débuté à la Ronde Couture. Elle a visité ce quartier où sont
programmés d’importants travaux dans le cadre de l’opération de renouvellement urbains. Certaines tours construites dans les années 70 seront abattues pour faire place à des immeubles plus petits
afin d’améliorer le cadre de vie des habitants et l’environnement général du quartier.
Elle a été ensuite accueillie au Conseil général, dans les salons Charles de Gaulle, par le Président Benoît Huré, en présence de Jean-François Savy, Préfet, Marc Laménie, Sénateur, Philippe
Mathot, plusieurs conseillers généraux, et Hamid Mohand Kaci, président de l’association « Droit de Cité », et différents acteurs économiques du département parmi lesquels Philippe Mathot,
directeur général de l’ACPE, Noëlle Devie, représentant la Medef et marraine de l’opération « nos quartiers ont du talent », Pascal Urano directeur de la société Urano, Michel Chipy, directeur de
Carrefour, Franco Federici, directeur délégué de l’ANPE.
« Vous êtes de ceux qui ont l’audace d’entreprendre et de s’y tenir » déclara Benoît Huré en
préambule, avant de souligner « l’ampleur du chantier » qui attend Fadela Amara, dont il vanta « la concertation remarquable, pour aider ces forces vives qui ne demandent qu’à être accompagnées
pour entreprendre. Démontrant que « cette banlieue est un atout pour la France », le Président Benoît Huré élargit son propos en rappelant que « le Conseil général des Ardennes avait compris très
tôt la nécessité des politiques sociales actives ».
Ainsi notamment avec les programmes de rénovation urbaine, « nous allons faire de nos quartiers des lieux de croire en l’avenir » dit-il, avant de saluer « la clairvoyance
des entreprise signataires de la convention qui donnaient ainsi une chance aux jeunes ».
C’est d’ailleurs « cette confiance des acteurs économiques » que
mit en avant Hamid Mohand Kaci avant de présenter les objectifs de l’association « Droit de cité ». Celle-ci se veut justement un lien entre les entreprises et les jeunes pour faciliter leurs
démarches.
Et en conclusion il rendit hommage à Pierre Baraton, qui fut préfet des Ardennes et fut un des premiers à adhérer à cette action.
Un hommage auquel s’associa Pascal Urano, qui après avoir montré l’intérêt des programmes de formation, moyens « de redonner espoir », insista sur «les responsabilités sociales des
entreprises».
Rappelant l’antériorité des difficultés dont souffre certains quartiers, Fadela Amara mit l’accent sur la nécessaire implication des
principaux intéressés : « les gens des quartiers doivent se sentir acteurs de la politique de la ville», avant de définir la philosophie de cette politique.
« Il ne faut faire de l’ assistanat, mais créer une vraie dynamique avec des réponses concrètes au problèmes. Il faut engager la rénovation sociale des banlieues, pour qu’elles redeviennent
d’authentiques quartiers populaires ».
La secrétaire d’Etat apposa ensuite sa signature au bas de la convention signée entre les chefs d’entreprises et l’association « Droit de cité ».
Puis elle est ensuite allée déjeuner, à quelques pas de la Préfecture, au restaurant le Damier. Cet établissement, géré par la Protection judiciaire de la jeunesse, est en effet un exemple
concret d’une réinsertion réussie de jeunes en difficulté.
Dans l’après midi Fadela Amara aura visité l’usine PAS aux Ayvelles, où des jeunes des quartiers ont été embauchés sur des postes spécifiques.
bye
A bientôt sur http://dany.enchine.over-blog.com/
Dany
le 25/07/2008 à 02h48
le 25/07/2008 à 11h49