Jeudi 11 septembre 2008
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13:00
Par Le Carolo
Le centre Oméga de Rumigny et la Maison de l’ardoise à Rimogne seraient-ils en sursis ? Pour l’instant, rien n’est officiel mais le conseil général envisage
de fermer ces deux établissements, car ils sont trop chers pour une fréquentation jugée trop faible.
Le Centre scientifique arts et nature Oméga à Rumigny ainsi que la Maison de l’ardoise à Rimogne risquent bien de ne plus rouvrir leurs portes après la trêve
hivernale. En effet, le conseil général qui les gère en régie directe pourrait bien délaisser ces deux lieux du tourisme ardennais sur le Plateau. Pour l’instant, rien d’officiel, mais une
réflexion est menée au niveau de l’assemblée départementale.
« Au mois de juin, on a été contacté par le service des musées comme quoi il était probable que le centre soit fermé après décembre 2008 », explique Alain Satabin, président de l’association
Oméga qui possède près d’une centaine d’expériences interactives à la ferme des Broises Basses à Rumigny.
Le bâtiment, rénové par le Département, appartient au conseil général et serait donc mis en vente. « Pour nous, on continuera nos activités dans d’autres locaux », fait néanmoins savoir Alain
Satabin. En effet, le conseil général pourrait trouver des locaux à l’association sur place à Charleville. « Ce qui est dommageable, c’est qu’on ne pourra plus faire autant de visite aux
scolaires, tout reposera sur les bénévoles. » Actuellement, le centre Oméga fonctionne avec deux salariés à temps plein, deux demi-postes à l’accueil, un poste de gardien et un de femme de
ménage.
En fait, Oméga est en régie directe depuis janvier 2007 seulement. Pour l’association, le conseil général ne s’est peut-être pas donné assez de temps pour que le centre connaisse le succès. «
Actuellement il y a environ 7.000 visiteurs par an au centre Oméga », note Alain Satabin. Un chiffre qui ne paraît pas justifier les quelque 200.000 euros de frais de fonctionnement.
Il en est de même de la Maison de l’ardoise à Rimogne. Avec ses quelque 3.000 entrées à l’année, ce n’est pas suffisant pour les 100.000 euros de frais de fonctionnement. Le propriétaire de la
Maison de l’ardoise (les bâtiments appartiennent aux Ardoisières de Rimogne), Christian Schneider, a été informé il y a peu par le conseil général. « Rien n’est arrêté sur le devenir des
bâtiments, tout se décidera en fin d’année, mais la vocation touristique sera difficile à maintenir », dit-il.
De son côté, la mairesse de Rimogne, Noëlle Devie, se dit intéressée pour mettre en valeur ce patrimoine à condition que le coût soit minime pour la commune : « C’est vrai qu’on voudrait le faire
vivre mais différemment. »
Mais pour l’heure, du côté du conseil général, il apparaît prématuré de parler de fermeture même si celle-ci est sur toutes les lèvres. « Aucune décision n’a été prise pour l’instant », se défend
Stéphane André, chef de service des musées au conseil général. « La réflexion est en cours sur l’ensemble des sites du département. Cela rejoint la position concernant le Golf des Poursaudes, les
campings de Bairon et des Vieilles-Forges. Il n’y a aucune date pour l’instant, rien n’est fixé, il faut de toute façon attendre un vote de l’assemblée départementale. »