Vendredi 5 décembre 2008
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Par Le Carolo
Toujours dans le secteur d'Etion...
Jean Rostand, né à Paris le 30 octobre 1894 et mort à Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine) le
4 septembre 1977, est un écrivain, biologiste et historien des sciences français.
Fils du dramaturge Edmond Rostand et de la poétesse Rosemonde Gérard, Jean Rostand passe son enfance à la villa Arnaga, à
Cambo-les-Bains (Pays basque).
Il découvre à l'âge de dix ans les Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre. Licencié ès-sciences de la Faculté de Paris,
Jean Rostand s'installe à Ville-d'Avray en 1922, à la mort de son père (1918).
Après avoir participé à la création de la section de biologie au Palais de la Découverte, en 1936, il fonde à Ville-d'Avray son propre
laboratoire indépendant et se tient à l'écart des structures universitaires qu'il juge trop contraignantes. Très intéressé par les origines de la vie, il étudie la biologie des batraciens
(grenouilles, crapauds), la parthénogenèse, l'action du froid sur les œufs, et promeut de multiples recherches sur l'hérédité.
Jean Rostand commence par publier quelques essais philosophiques, puis partage son temps entre son métier de chercheur et une très
abondante production scientifique et littéraire. Avec conviction et enthousiasme, il s'efforce de vulgariser la biologie auprès d'un large public (il reçoit en 1959 le prix Kalinga de
vulgarisation scientifique) et d'alerter l'opinion sur la gravité des problèmes humains qu'elle pose. Considérant la biologie comme devant être porteuse d'une morale, il met en garde contre les
dangers qui menacent les hommes lorsqu'ils jouent aux apprentis sorciers, comme les tenants de l'eugénisme.
Toutefois, Rostand soutint une forme d'eugénisme (ou eugénisme positif), approuvant tant les écrits d'Alexis Carrel que la loi nazie
de 1933 prévoyant la stérilisation de personnes atteintes de certaines formes de maladies mentales.
En 1954, cependant (dans les Pensées d'un biologiste), il admettra que «Tout ce que nous pouvons pour nos enfants, c’est de
bien choisir leur mère ».
Homme de science, biologiste, pamphlétaire, moraliste, Jean Rostand est aussi pacifiste.
Il milite contre l'armement atomique. Il est un athée convaincu, libre penseur, président d'honneur de la Libre-pensée. Loin cependant
d'être sectaire, il montre une grande ouverture d'esprit et beaucoup d'honnêteté intellectuelle. Lors du procès de Bobigny autour de l'avortement, en 1972, il témoigne en faveur de la
défense.
Jean Rostand entre à l'Académie française en 1959 et continue ses campagnes d'information lors de conférences, à la radio ou à la
télévision.
Des écoles primaires portent aujourd'hui son nom : Ville-d'Avray, Romans-sur-Isère, Auriol (13), Lyon; ainsi qu'un lycée situé à
Chantilly (60) et un autre a Strasbourg (67).
Jacques Chardonne, qui fut un de ses proches, a dit de lui : " Jean Rostand, c'est la bonté même, la bonté absolue et dans son
plein éclat".
La suite de sabiographie avec notamment ses oeuvres : ICI