Mardi 1 septembre 2009
2
01
/09
/Sep
/2009
12:00
Par Le Carolo
Comme on pouvait s’y attendre, la 5e édition du Cabaret Vert a passé le cap des 40 000 entrées en trois
jours. Avec un décisif point fort sur la journée d’hier.
La deuxième partie de soirée de samedi a été très électro, une vraie rafale : Shakaponk, Fumuj,
High Tone, We are Enfant Terrible. Et au milieu de tout cela, une perle kitsch, les quatorze Suédois de I am from Barcelona, comme si les Beach Boys avaient surfé jusqu’aux rives de
Meuse. Quatorze Suédois souriants, sautillants, cultivant une pop délicieusement surannée à grands renforts d’effets de scène (canons à confettis, lâcher de ballons dans le public).
Et le plus étonnant, c’est que devant la scène on retrouvait pratiquement les mêmes qui se trémoussaient sur les grosses « vibes » de Birdy Nam Nam vendredi soir. Preuve que le très
atypique métissage (en comparaison d’autres festivals) de la programmation du Cabaret Vert est une formule qui fonctionne.
On le conçoit d’autant plus facilement pour des groupes à la charnière de deux univers musicaux comme Debout sur le Zinc, qui passait hier après-midi sur la grande scène, avec un style de
chansons java-rock capables d’émouvoir aussi les fans de métal.
Mais l’étonnement est venu du tour de chant de Pierrot, ainsi que le public scandait son prénom (Pierrot président !!!) : Pierre Perret, la vedette populaire du dimanche après-midi qui a
fait vendre trois mille billets… en plus des pass trois jours ! Ou, du moins, qui y a largement contribué. Finalement, les jeunes qui ne connaissaient le créateur du fameux Zizi qu’au travers de
la discothèque de leurs parents, se sont retrouvés aux côtés de spectateurs plus âgés à reprendre ensemble les chansons de Pierre Perret. C’est indéniable, à 75 ans, Pierrot a fait un
carton hier après-midi dans un festival rock. Et pas seulement avec ses rengaines les plus connues, mais aussi avec des textes plus engagés : Lily bien sûr, mais également une chanson plus
récente dans laquelle il défend les libertés humaines en général et la liberté d’expression des journalistes en particulier ; comme quoi malgré les très violentes attaques
journalistiques dont il a fait l’objet récemment à propos de sa soi-disant amitié avec l’écrivain Paul Léautaud dans les années 50, Pierre Perret n’en est pas venu à maudire tous les titulaires
d’une carte de presse.
Moins connu que Pierre Perret, Gavroche avait auparavant, sur la petite scène, lui aussi « touché » son public. Heureusement qu’il existe encore des artistes comme cet Ardennais d’origine
pour chanter « Putain de came ! », un texte poignant dans lequel il raconte l’histoire d’une amie proche, morte d’une overdose.
Comme prévu, la dernière claque de la journée allait venir de Ten Years After sur les coups de 19 heures, le groupe mythique du I’m going home de
Woodstock. Sans Alvin Lee et sa Gibson ES 335 rouge, soit, mais son (jeune) remplaçant Joe Gooch n’est pas manchot non plus et les trois sexagénaires sont encore des bêtes de scène
!
Source : L'Ardennais
Publié dans : Festival & Cie
3
-
C'est vraiment une belle manifestation
Salut DOM
sens donner ton avi
sur le cabaret vert
es ce ke tu y es aller?
nicolas
Merci pour ton passage et de ton commentaire.
J'espère te revoir sur mon site.
A bientôt
Amitiés, Flo