Noms de rue

Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 01:00

Après deux jours d'absence de  la rubrique "noms de rue", la voici de retour. Nous sommes toujours dans le quartier de la Ronde Couture. Cette rubrique disparaîtra de nouveau pour deux jours pendant la période de Noël.


Marx Dormoy est un homme politique français né le 1er août 1888 à Montluçon (Allier) et mort à Montélimar (Drôme) le 26 juillet 1941.

Il est le fils de Jean Dormoy, militant socialiste. Pendant son service militaire, il est affecté en Algérie, où il fonde un groupe de Jeunesses socialistes. Il est ensuite employé à la mairie de Montluçon, puis, après la Première Guerre mondiale, où il combat, devient représentant de commerce.

En novembre 1919, il mène la liste SFIO aux élections législatives, qui n’obtient aucun élu malgré un nombre élevé de voix (37 443 sur 88 972 suffrages exprimés). Un mois plus tard, il devient conseiller d’arrondissement. En 1920, il choisit le camp de Léon Blum, contre l’adhésion à la IIIe Internationale. Quatre ans plus tard, il devient secrétaire général de la fédération de l’Allier, et parvient à maintenir une bonne implantation de celle-ci chez les ouvriers, malgré la concurrence du Parti communiste et la tentation de se tourner vers les ruraux, très majoritaires dans le département. Il entre ensuite à la Commission administrative permanente.

En 1925, il est élu conseiller municipal et conseiller général de Montluçon, puis maire de cette commune l’année suivante. En octobre 1931, il est élu président du Conseil général de l'Allier, suite au décès de Paul Constans, dont il récupère aussi le siège de député un mois plus tard.

Favorable à une participation de la SFIO dans un gouvernement à direction radicale, il refuse de suivre Marcel Déat, dont il juge les idées « aberrantes » et mène la manifestation du 12 février 1934 dans sa commune, où les communistes sont présents. Il est dès lors partisan d’une solution de Front populaire, et d’une unité de candidature avec le PC dès le premier tour, sans oublier pour autant les critiques qu’il formulait contre ce mouvement avant 1934.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez connaître la suite.

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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /2008 01:00

Pour rendre hommage à ma chère Eglantine qui fait de magnifiques poèmes...
On va dans le quartier de la Ronde Couture.


Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel, né à Saint-Denis, le 14 décembre 1895, mort le 18 novembre 1952 à Charenton-le-Pont, était un poète français.

Il choisit à l’âge de vingt et un ans, le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhéra au dadaïsme et fut l'un des piliers du surréalisme en ouvrant la voie à une action artistique engagée.

Atteint de tuberculose à l'âge de seize ans, après une enfance heureuse, il est contraint d'interrompre ses études. En Suisse, au sanatorium de Davos, il rencontre une jeune russe Helena Diakonova qu'il surnomme Gala. Il l'épouse le 21 février 1917. Son impétuosité, son esprit de décision, sa grande culture impressionnent le jeune Éluard qui prend avec elle son premier élan de poésie amoureuse, un élan qui se prolongera dans tous ses écrits. Elle dessine son profil, et il ajoute à la main : « Je suis votre disciple. » Ils lisent ensemble les poèmes de Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, Lautréamont et Guillaume Apollinaire. Le 11 mai 1918, il écrit à l'un de ses amis : « J'ai assisté à l'arrivée au monde, très simplement, d'une belle petite fille, Cécile, ma fille. »

En 1918, lorsque la victoire est proclamée, Paul Éluard allie la plénitude de son amour à une profonde remise en question du monde : c'est le mouvement Dada qui va commencer cette remise en question, dans l'absurdité, la folie, la drôlerie et le non-sens. C'est ensuite le surréalisme qui lui donnera son contenu. Juste avant les surréalistes, les dadaïstes font scandale. Éluard, ami intime d'André Breton, est de toutes les manifestations dada. Il fonde sa propre revue Proverbe dans laquelle il se montre, comme Jean Paulhan, obsédé par les problèmes du langage. Tous deux veulent bien contester les notions de beau / laid, mais refusent de remettre en question le langage lui-même. En 1920, Éluard est le seul du groupe à affirmer que le langage peut être un « but », alors que les autres le considèrent surtout comme un « moyen de détruire ».

En 1922, il promet à André Breton de « ruiner la littérature » et de ne plus rien produire. Le 24 mars 1924, il embarque à Marseille pour un voyage autour du monde. Le lendemain, paraît le recueil « Mourir de ne pas mourir » qui porte en exergue « Pour tout simplifier je dédie mon dernier livre à André Breton ». Il est de retour à Paris au début du mois d'octobre comme si de rien n'était. Breton : « Alors il m'a mis un petit mot, qu'il m'attendait hier [au café] Cyrano, ni plus ni moins. C'est bien le même, à n'en pas douter. Des vacances, quoi. »[2] Tout naturellement, il participe au pamphlet « Un cadavre » écrit par les surréalistes en réaction aux funérailles nationales faites à l'écrivain Anatole France.

Toute la vie d'Éluard se confond à présent avec celle du mouvement surréaliste. C'est cependant lui qui échappe le mieux à la réputation de violence et qui est le mieux accepté comme écrivain par la critique traditionnelle. Éluard se plie à la règle surréaliste résumée par cette phrase de Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous, non par un. » Avec Benjamin Péret, il écrit « 152 poèmes mis au goût du jour ». Avec André Breton, « Au défaut du silence » et « L'Immaculée Conception ». Avec Breton et René Char, « Ralentir travaux ».

Dès 1925, il soutient la révolte des Marocains, grâce à l'aide de Hamza Rkha Chaham, et en janvier 1927, il adhère au parti communiste français, avec Louis Aragon, Breton, Benjamin Péret et Pierre Unik. Ils s’en justifient dans le tract collectif Au grand jour.

C'est aussi l'époque où il publie deux recueils essentiels : Capitale de la douleur (1926) et L'Amour la poésie (1929).

En 1928, malade, il repart dans un sanatorium avec Gala, où ils passeront ensemble leur dernier hiver. C'est à ce moment que Gala rencontre Salvador Dali, que Paul Éluard fait la connaissance de Nusch. Il dit à Gala : « Ta chevelure glisse dans l'abîme qui justifie notre éloignement. »


La suite de sa bio et de ses oeuvres

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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 01:00

Toujours dans le quartier de Mohon...


Anatole France, de son nom exact François-Anatole Thibault, est un écrivain français, né le 16 avril 1844 à Paris, quai Malaquais, mort le 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire). Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains de la Troisième République dont il fut également l’un des plus importants critiques littéraires, et comme l’une des consciences les plus significatives de son temps, s’engageant en faveur de nombreuses causes sociales et politiques du début du XXe siècle. Lauréat du Prix Nobel de littérature en 1921.

Issu d’une modeste famille paysanne d'Anjou, son père, François-Noël Thibault, dit Noël-France, d’abord sous-officier légitimiste, démissionna au lendemain de la Révolution de 1830. Il tint sur le quai Malaquais, à Paris, une librairie (d’abord librairie France-Thibault, puis France) spécialisée dans les ouvrages et documents sur la Révolution française, fréquentée par de nombreux écrivains et érudits, comme les frères Goncourt. Le nom d’Anatole France lui vient ainsi de son père. C’est un diminutif de François[1]. Élevé dans la bibliothèque paternelle, Anatole en garda le goût des livres et de l’érudition, ainsi qu’une connaissance intime de la période révolutionnaire, arrière-plan de plusieurs de ses romans et nouvelles, dont Les dieux ont soif qui est considéré comme son chef d’œuvre.

De 1853 à 1862, Anatole France fait ses études à l’institution Sainte-Marie et au collège Stanislas. Bien qu’il soit un élève peu doué et souffrant d’être pauvre dans un milieu riche, il est remarqué pour ses compositions, dont La Légende de sainte Radegonde qui sera éditée par la librairie France et publiée en revue. Il obtient son baccalauréat en 1864.

À partir du début des années 1860, il travaille pour diverses libraires et revues, mais refuse de prendre la suite de son père, qui juge très négativement les « barbouillages » de son fils. Sa carrière littéraire commence par la poésie ; amoureux de l’actrice Élise Devoyod, il lui dédie quelques poèmes, mais elle le repoussera en 1866. Il est disciple de Leconte de lisle, avec qui il travaillera quelque temps comme bibliothécaire au Sénat. Il fait partie du groupe du Parnasse à partir de 1867.
En 1876, il publie Les Noces corinthiennes chez Lemerre, éditeur pour lequel il rédige de nombreuses préfaces à des classiques (Molière par exemple) ainsi que pour Charavay ; certaines de ces préfaces seront réunies dans Le Génie Latin. La même année, il devient commis-surveillant à la Bibliothèque du Sénat, poste qu'il conserve jusqu'à sa démission, le 1er février 1890.

La suite : c'est ici que ça se lit.

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